Lundi 9 février 2009 1 09 /02 /Fév /2009 02:02
Faubourg Saint Antoine, 75011 Paris. Accès: Ca ne sert à rien, n'y allez pas!!!

                Difficile de juger un bar restaurant sans y être rentré, et pourtant, en toute honnêteté, enfin sans trop de mauvaise foi, certains éléments exterieurs permettent de poser un jugement de valeur critique. C'est donc de cela qu'il va s'agir. De manière générale, Le guide Michel n'aime pas dénigrer les lieux de vie nocturne. Ils favorisent l'emergence d'une faune noctambule souvent joyeuse, libre de geste et de parole, ce qui en soit est tout à fait louable. Les bars participent chacun à leur niveau à la vie de la cité. Mais parfois il peut être sain de mettre le haro sur certains espaces qui profitant de l' exclusivité de leurs horaires d'ouverture usent de critères discriminant pour autoriser ou non leur accès. Quand quelqu'un est trop saoul ou trop, de maniere générale, défoncé pour y rentrer, il est normal de se voir recaler à l'entrée. Mais quand tout jugement relatif exprimé, cela n'est pas le cas, et bien une certaine rancoeur s'installe qui pour être canaliser doit s'exprimer.
                Le Sanz Sans est un de ces bars qui feraient mieux de revoir leur copie en terme de gestion des ressources humaines. Cela est dit avec une notion d'extériorité, du fait de n'avoir pu y mettre
pas même l'once d'un bout du nez, provoquant ainsi chez l'usager refoulé un certain sentiment frustatoire. Frustré car les critères usités pour rejeter malproprement le consommateur (peut etre devrais je dire, de leur point de vue, l'usager usagé) sont tels qu'ils ont pu être entendu, d'un propos tout à fait hallucinant. "Monsieur, vous êtes fatigué". Alors franchement, si le fait d'être fatigué est un critère intrinsèque pour se voir refusé l'accès d'un bar, qu'on se le dise. La fatigue est maintenant devenu pour les vigiles de ce bar restaurant un critère discriminant. Parfois il arrive que l'on arrive un peu pénaud après une petite trotte et que l'idée de se retrouver dans un lieu qui parait sympathique au premier abord apporte un premier réconfort. Mais quand l'efficience de la rencontre avec les vigiles se conclue par un recalage en règle et que se faire traité d'abruti est un construit clientèliste alors il parait honnête de dénigré à son tour les lieux. Le Sanz sans a fait un choix, et ses vigiles restent une premiere vitrine permettant de juger la politique clientèliste des lieux. Peut être et sans doute, le bar-restaurant est il charmant, leur site internet ne laisse pas paraitre, en tout cas, une image déplorable, mais il est du devoir du guide michel de ne pas inciter à venir le fréquenté.
                Si quelqu'un est saoul, alors il faut lui dire. Si il est mal habillé ou parait trop négligeament vétu pour qu'on lui autorise l'accès et bien des mots existent et ils sont présent pour, en toute franchise, définir l'accès au lieu. Le chef d'établissement assume les critères qu' il veut comme condition d'entrée. Mais le terme de "fatigué" résonne comme une coquille vide, vide de sens et vide comme l'esprit de celui qui les a prononcé. Cela n'est pas dis pour discréditer la profession des vigiles, qui pour en connaitre sont loin d'être tous aussi futiles et stupides que ceux que j'ai eu à rencontrer à l'entrée de ce bar. Ceux là était décérebré, incandescent de connerie et trop sûr de leur statut et de la petite autorité qui leur a été conférée. Mais par fonction et définition, ils ne sont que les cerbères de l'entrée au temple, refletant la morale qui tient lieu de règlement interne au restaurant.
                Aussi, il parait normal de discrédité ce lieu qui se voudrait respectable, mais qui lui même manque de respect à ses futurs clients. Je ne sais pas ce que cette chose nommé "Sanz Sans" vaut pour ne pas avoir pu y rentré mais il est clair que cette autoproclamée institution de Bastille ne mérite éthiquement pas grand chose. Alors, sûr de ne pas y mettre les pieds à nouveau, le guide Michel vous incite à faire de même.
               Des lieux branchés dans Paris il y en a plein d'autre, et pour l'heure celui-ci ferait mieux d'être débranché, si vous me permettez ce jeu de mot foireux.

Par Michel - Publié dans : Bastille-Main d'or (Paris)
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